« You are mum ! You are dad ! » de Serge Armand Zanzala : Une histoire d’amour des princes et ducs Harry et Meghan du Royaume uni, huitième ouvrage de Serge Armand Zanzala.

Une histoire qui en cache d’autres

«  You are mum ! You are dad ! », est un roman qui raconte l’histoire d’amour d’Harry, prince et duc de Sussex au Royaume uni, avec Meghan, actrice du cinéma et mannequin américain. Nous la racontons en l’agrémentant de faits inventés pour un roman, afin d’atténuer la révolte qu’elle peut susciter.

Le seul objectif visé dans ce livre, est de rendre à ce jeune couple un grand hommage et le soutenir dans la dure épreuve qu’il vit depuis ses fiançailles et son mariage, et qui l’oppose au père de Meghan, Thomas Wayne Markle, son demi-frère, Thomas Markle, sa demi-sœur Samantha Grant, et peut-être aussi bien d’autres anonymes.

Ce conflit qui pourtant ne devait rester que familial a été malheureusement médiatisé. La presse britannique et internationale en a fait un large écho. Portant ainsi atteinte à l’honneur non seulement de Meghan et de toute la famille royale ; mais aussi de tous ceux qui les aiment. Car, il a fini par être dégouttant et révoltant.

Néanmoins, la vraie raison d’être de cet ouvrage est de mettre à côté des articles de presse et des livres d’histoire écrits ou qui seront écrits sur cet amour, la version d’un écrivain littéraire.

Mais aussi et surtout de saluer la grandeur de Sa Majesté Elizabeth II, reine du Royaume uni et monarque du Commonwealth, qui a autorisé le mariage d’Harry et Meghan. Cependant, ce mariage n’allait être qu’un événement ordinaire si et seulement si les filigranes de cette histoire d’amour n’accouchent pas d’autres histoires.

En l’occurrence celles de Cheddar Man, le plus vieil ancêtre des Britanniques. Du roi d’Angleterre et seigneur d’Irlande, Edouard III, et ancêtre de Thomas Wayne Markle, le père de Meghan, qui fait de Meghan un rejeton de la monarchie anglaise. Histoire révélée par l’auteur généalogiste, Luc Antonini, sur le blog de Généalogie-Magazine. Du duc John Montagu avec deux fils d’esclaves noirs, Ignatius Sancho et Francis Williams, qui est une autre histoire d’amour vécue et enfouie dans la terre, comme une graine, au XVIIIe siècle, et qui a germé, au cours de ce XXIe siècle avec le mariage d’Harry et Meghan. De Sarah Forbes Bonetta Davies, une princesse yoruba au sud-ouest du Nigeria, et sa fille Victoria, qui avaient été adoptées par la reine Victoria. De Diana, la mère des princes William et Harry dont l’ombre plane encore au palais de Buckingham. De la rencontre de trois continents l’Europe, l’Amérique et l’Afrique puisque Harry est européen et Meghan, une « noire recyclée  » c’est-à-dire une afro-américaine. De Martin Luther King que le Révérend Pasteur Curry a cité à deux reprises dans son sermon lors de la cérémonie religieuse en l’église Saint Georges. De la rencontre d’une famille riche avec une famille ordinaire puisque Harry est membre de la famille royale, et Meghan, fille d’une famille sans histoire. Doria Ragland, la mère de Meghan, est descendante d’esclaves des plantations de coton en Géorgie du Sud. D’une « rose noire  » qui poussera désormais dans le jardin de Buckingham et dont le parfum devra dissiper tous les préjugés ou toutes les affaires liées à la couleur de la peau dans lesquelles est plongée la couronne britannique, puisque la duchesse de Sussex a des origines africaines du côté de sa mère. Mais, il y a aussi l’attitude peu raisonnable du père de Meghan, Thomas Wayne Markle, et son demi-frère, Thomas Markle. Ainsi que les déclarations, dans la presse, de sa demi-sœur, Samantha Grant, qui encombrent le jeune couple.

Une dominance de la tradition kongo

Mais ce roman, s’il ramène l’auteur au Congo et l’oblige à puiser dans la tradition kongo d’où il remonte certaines chansons et des noms qu’il attribue aux personnages est révélateur de l’universalité des choses. Aux membres de la famille royale qui paraissent dans cet ouvrage, l’auteur a donné, à dessein, des noms kongo aux personnages. Il fait aussi découvrir aux lecteurs ce que cache l’onomastique kongo. A savoir : la culture, les espérances, les projets, les messages, les histoires, les concepts, les maquettes, les projets des sociétés...
Sa Majesté la Reine Elisabeth II est désignée sous le nom de Ntinu Mufuma. Ntinu qui signifie le roi, la reine ou l’empereur. Et, Mufuma, le fromager, un très grand arbre des régions tropicales, parfois plus que millénaire.
Cet arbre est reconnu pour être la demeure de l’aigle qui fait son nid grossier sur la cime. Dans les traditions et les cultures kongo, l’aigle est un oiseau très rare et exceptionnel. L’oiseau a donné lieu à un savoir proverbial. « Mbemba ma yakamba, ntululu mufuma. » (Quel que soit l’envol de l’aigle royal, il revient sur la cime du fromager). Aussi appelé arbre à palabres, le fromager symbolise le patriarche qui est entouré d’une nombreuse descendance. Car, sur ses branchages jacassent les oiseaux de toute sorte. Le prince Harry s’appelle Nsanga Vuka. Nsanga qui signifie prince en Kongo, et Vuka qui vient de l’expression Vuka ma kanda c’est-à-dire unir, rassembler, les familles, les peuples et les nations. Et, Meghan, Ma Nkula qui veut dire « sauve-moi » ou « délivre-moi ». Car, elle devra dissiper tous les préjugés ou toutes les affaires liées à la couleur de la peau dans lesquelles est plongée la couronne britannique.

Un roman politique

C’est dans les dédicaces que « You are mum ! You are dad ! » annonce les couleurs : « Durcir les conditions de vie dans les pays africains, en soutenant les dictatures qui doivent contraindre les jeunes à prendre le chemin de l’exil ou de l’immigration ou encore celui du suicide dans la Méditerranéen, telle est la nouvelle forme de la guerre que l’Occident mène contre l’Afrique.

Une guerre dont les Africains n’ont pas encore découvert les enjeux. Néanmoins, il faudra déjà craindre que les jeunes Africains ripostent par des actes terroristes lorsqu’ils découvriront cette combine. Parce qu’ils auront tout perdu de ce qu’ils ont de cher : leurs pays, leurs vies et leurs honneurs. Les Africains doivent-ils, eux-aussi, porter des gilets jaunes pour faire entendre leur voix ?  »

Et, d’ajouter, dans celle qu’il fait au président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker : « Nous nous demandons aussi si l’Afrique a-t-elle vraiment besoin de l’aide financière de l’Union européenne, ou encore si est-elle réellement pauvre ?
Prenons les cas de la République du Congo où tous les proches du Président de la République et ceux qui sont nommés ministres ou directeurs généraux des plus grandes sociétés étatiques ou paraétatiques, deviennent tous milliardaires en quelque deux années seulement.
Le total de leurs avoirs en espèces et en nature (biens meubles et immeubles) fait plusieurs budgets annuels du gouvernement et des collectivités locales. Même si leurs capitaux sont dans des paradis fiscaux et à l’étranger ; de la République démocratique du Congo dont les minerais stratégiques permettent, aujourd’hui, le développement spectaculaire de la science et la technologie dans toutes les grandes puissances mondiales ; de la République de la Guinée équatoriale où un fils du Président de la République se fait saisir 16 millions de Dollars en espèces et en bijoux dans un aéroport brésilien. Comme aussi ceux d’autres pays africains qui, avant même les indépendances, exportent leurs matières premières.
De quoi l’Afrique souffre-t-elle ou de quoi a-t-elle réellement besoin et que les institutions internationales comme l’Union européenne n’ont jusque-là diagnostiqué, plus d’un demi-siècle, après les indépendances ?
C’est la question fondamentale que se posent d’aucuns depuis toujours et à laquelle ils ne trouvent pas la bonne réponse. »

Morceaux choisis

S.A. Zanzala humoriste

« On n’aime pas avec le cœur qui n’est qu’un organe de la circulation du sang. Aucun sentiment ne vient du cœur. Sinon tous ceux qui souffrent des maladies cardiaques auraient aussi des problèmes d’amour.
Comme aussi tous ceux qui ont des problèmes d’amour souffriraient des maladies cardiaques.
 »

« L’amour est un mystère parce qu’il est immatérielle et reste inaccessible à la raison humaine. Ne devient-il pas, à la fois, incompréhensible, ambigu, absurde, intolérable et mensonger lorsque Jésus recommande d’aimer ses ennemis ou de mourir pour ceux que l’on aime, et que le sacrement du mariage fait des deux époux une seule chair ?
C’est l’artiste congolais, Lutumba Simaro, dans sa chanson Trahison, chantée par Pépé Kallé, qui ironise sur le caractère mensonger de l’amour. »

«  Nous sommes unis pour le meilleur et pour le pire. Nous (ne) sommes devenus qu’une seule chair. Pourtant, lorsque décède l’un des époux, le menuisier ne fait qu’un cercueil. Même lorsque l’autre époux pleure comme une Madeleine. Jamais, il n’acceptera qu’on l’enferme dans le cercueil et qu’on l’enterre avec son partenaire. N’y a-t-il pas là une trahison ? »

Un auteur provocateur

« Néanmoins, ces mariages entre les humains et les animaux, les homosexuels seraient une source de bénédiction, et le scandale ou la contre-nature n’y seraient pas si et seulement si les mariés vivaient la chasteté dans leur union ou se comportaient tout simplement comme des eunuques ou encore n’adoptaient pas les enfants. »

« Si, avant d’arriver dans le continent africain, le christianisme n’était pas passé par l’Europe où il a, comme les eaux d’une rivière qui prennent la couleur des sols des régions qu’elles traversent, pris la culture européenne, il n’y aurait pas eu de problème. Et, l’inculturation n’allait être qu’une affaire de conversion des valeurs de la même manière que l’on convertit les devises étrangères. Malheureusement, ce sont ces eaux colorées que l’on fait boire à tous les peuples riverains qui sont situés en aval. » Il leur est interdit formellement de les filtrer. «  N’ajoutez rien, ne retranchez rien ! »

Un auteur moralisateur

« Cependant, si l’on n’y prend garde, la grande guerre qui fait peur et qui va faire disparaitre l’humanité tout entière ne sera pas celle du nucléaire ; mais celle de la morale. Parce que tous les hommes, même s’ils continueront à vivre, cesseront d’être des humains. Ils seront tout simplement déshumanisés par cette culture deshumanisante ou le modernisme et les traditions, les religions et les Etats ainsi que les gouvernements se font non seulement des tacles ; mais taclent aussi les valeurs humaines, au nom de la liberté.  »

L’auteur du livre (Serge Armand Zanzala, journaliste et écrivain)

«  You are mum ! You are dad ! », 380 pages, vendu à 26 Euros, est le huitième ouvrage de Serge Armand Zanzala. Editions Edilivre,

Bibliographie

- « Trente ans d’un dépendant, c’est… » nouvelle, 1991
- « Les Blancs ne sont beaux que quand ils sourient  », roman, 2002
- « Congo Brazza, une nation et un peuple tués par ses politiciens », chronique, 2002
- « Les « démons crachés » de l’autre République », roman, 2007
- « 50 cheveux sur une tête nue », nouvelle, 2012
- «  l’Inforoman, suivi de Quand la rue s’en mêle…, nouvelle », 2017
- « La France, ni marâtre ni mère-patrie », nouvelle, 2019